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Discours de clôture du 7eme congrès national de la sécurité privée

Discours de clôture du 7e congrès, prononcé par Abdelhamid Faddeoui, président du GES

Mesdames et Messieurs les représentants des pouvoirs publics,

Mesdames et Messieurs les présidents,

Chers adhérents,

Chers partenaires,

Chères consœurs,

Chers confrères,

Mesdames et Messieurs,

Nous arrivons au terme de ce 7ᵉ Congrès national de la sécurité privée.

Je tiens à remercier l’ensemble des intervenants, les représentants des pouvoirs publics, nos partenaires, nos administrateurs, ainsi que nos trois salariés du GES, nos prestataires Alain et Philippe et bien sûr nos adhérents pour leur présence et pour la qualité des échanges qui ont marqué ces deux journées.

La sécurité privée n’a plus à démontrer qu’elle participe à la protection des Français. Elle n’a plus à prouver qu’elle est devenue un pilier de la chaîne de sécurité.

Les grands événements récents l’ont montré avec une clarté incontestable : notre secteur sait répondre présent lorsque la Nation en a besoin.

Et les grands rendez-vous à venir le confirmeront encore.

Ce Congrès l’a rappelé avec force : Nous sommes un secteur structuré, professionnel, indispensable, et nous avons désormais une responsabilité collective dans la manière dont il évolue.

Les évolutions législatives récentes élargissent encore les domaines dans lesquels nos entreprises peuvent être appelées à intervenir.

La question n’est donc plus celle de notre utilité, mais celle du modèle dans lequel nous voulons exercer cette utilité.

Sur le plan économique, le diagnostic est désormais suffisamment documenté.

Le rapport IGACGEFI confirme et étaye la fragilité économique de notre secteur. Il faut maintenant traduire ce constat en décisions et en pratique de marché plus cohérentes.

Cela concerne d’abord les prix.

Quand les prix ne permettent plus de couvrir les charges sociales, les congés, la formation, l’encadrement, les équipements, le problème n’est plus seulement commercial : il devient social, réglementaire, et, à terme, opérationnel.

Le GES continuera donc à défendre l’Indice des coûts de revient de la sécurité privée et les clauses de révision, et souhaite leur reconnaissance par les pouvoirs publics.

Nous continuerons aussi à demander une responsabilisation accrue des donneurs d’ordre, publics comme privés.

Le rapport reconnaît lui-même que la logique du moins-disant demeure trop présente et que les clauses de révision sont souvent déconnectées des charges réelles.

Les outils existent déjà en grande partie : il faut maintenant les utiliser davantage, et les rendre plus contraignants lorsque c’est nécessaire et possible.

Le second enjeu est la lisibilité réglementaire.

Les entreprises doivent savoir clairement ce qu’un agent peut faire, quelles qualifications sont exigées, et dans quelles conditions une activité peut être proposée.

Les difficultés actuelles autour de la vidéoprotection le montrent.

La sécurité incendie et le principe d’exclusivité, posent également des questions anciennes qui restent non arbitrées ou arbitrées implicitement dans le mauvais sens.

Nous ne contestons pas l’exigence réglementaire : nous demandons qu’elle soit compréhensible, stable, compatible avec les réalités opérationnelles, et utile, dans le sens d’une plus grande sécurité.

Le troisième enjeu est technologique.

Les échanges de ce Congrès l’ont montré : robotisation, intelligence artificielle, drones, caméras piétons, vidéoprotection augmentée…

Ces outils ne sont plus théoriques. Ils vont modifier les prestations, les organisations, et sans doute une partie des métiers au point où les métiers repères seront probablement dépassés.

Le GES ne défend pas la technologie pour la technologie, mais parce qu’elle peut améliorer la sécurité, les conditions de travail, et la valeur de nos prestations.

Cette évolution pose donc aussi une question de financement.

Un secteur enfermé dans des marges trop faibles risque de manquer la transformation technologique au moment même où les pouvoirs publics et les clients commenceront à l’exiger.

Le Tour des Régions a rappelé une évidence : la sécurité privée ne se construit pas depuis un bureau, elle se construit au contact du terrain.

C’est là que s’expriment : les réalités opérationnelles, les contraintes économiques, les attentes des donneurs d’ordre, les difficultés quotidiennes des équipes, et les innovations qui émergent.

Et ce Congrès l’a confirmé avec une intensité particulière, notamment parce que cette deuxième journée était ouverte aux non adhérents.

Cette ouverture n’est pas symbolique : elle montre que les enjeux du secteur dépassent les frontières du GES, qu’ils concernent toute la filière, sans distinction de statut ou d’appartenance.

Elle montre que le dialogue doit être : large, exigeant, inclusif, et qu’aucune transformation durable ne peut se construire en vase clos.

En intégrant chaque voix, chaque territoire, chaque type d’entreprise, le GES élabore des positions solides, équilibrées, responsables, et représentatives de la diversité réelle du secteur, y compris celles exprimées par des acteurs extérieurs à l’organisation.

Cette démarche n’est pas un principe affiché : c’est une méthode, c’est une discipline, c’est une garantie de cohérence et de crédibilité pour l’ensemble de la profession.

Elle permet au GES de porter des orientations : pragmatiques, mesurées, ancrées dans le réel, et alignées avec les transformations que le secteur doit anticiper plutôt que subir.

Nous avons besoin d’une vision d’ensemble. Il faut mettre en cohérence : les nouvelles missions, les règles d’exercice, les compétences attendues, les technologies disponibles, et les conditions économiques du marché.

Les arbitrages ponctuels, lorsqu’il y en a, ou les doctrines successives non écrites et divergentes ne suffisent plus.

C’est dans ce sens que le GES veut adresser une demande simple aux pouvoirs publics : non pas de revenir sur le modèle, nous l’avons déjà clarifié hier matin, mais de créer les conditions qui permettent enfin à ce modèle d’exister.

Cela implique :

  • une réglementation stable et assumée dans le temps ;
  • un cadre adapté aux technologies qui transforment nos métiers ;
  • et la reconnaissance d’une réalité simple : une entreprise non rentable ne peut pas être durable.

Pour sa part, le GES poursuivra son travail : produire des données, proposer des solutions, négocier, accompagner la profession, et défendre les entreprises.

Nous avons la responsabilité de préparer les transformations qui arrivent, plutôt que de les subir.

Merci encore à toutes et à tous pour votre présence et votre contribution. Je vous souhaite un bon retour, ou d’abord un bon déjeuner, et je vous donne rendez-vous pour nos prochains travaux.