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La sécurité privée face à l'épidémie Covid-19

Communiqué de presse : La sécurité privée dans le cadre des mesures de protection et de prévention face à l’épidémie covid-19

Face à la situation exceptionnelle que connaît notre pays afin de lutter contre l’épidémie COVID19, les entreprises de sécurité privée, comme d’autres bien évidemment, font face à de multiples difficultés. L’hypothèse d’un confinement, d’une extension géographique, fonctionnelle et temporelle encore incertaine, nous ont amené à alerter les pouvoirs publics, et notamment monsieur le ministre de l’Intérieur, sur la place et le rôle de la sécurité privée dans les semaines à venir.

Il nous semble ainsi nécessaire, pour assurer la continuité minimale de la sécurité, d’autoriser à circuler et les travailler certaines catégories de personnels des entreprises de sécurité privée :

  • les agents de sécurité privée (incluant les opérateurs de télésurveillance) ;
  • les agents de sécurité incendie (SSIAP) ;
  • les salariés chargés de la maintenance curative des systèmes de sécurité électronique ;
  • l’encadrement intermédiaire de proximité ;
  • les dirigeants d’entreprises.

Cette dérogation aux restrictions possibles dans le cadre des mesures de confinement vise à assurer la sécurité des activités qui seront encore autorisées mais également pour assurer la sécurité d’un certain nombre de points sensibles et/ou d’importance vitale. De même, les sites et lieux désormais fermés, comme les sites industriels ou même tertiaires, nécessitent, pour des raisons de maintien de l’ordre et de respect de certaines réglementations (notamment incendie), d’être gardiennés et surveillés un minimum.

La participation de la sécurité privée au maintien d’un niveau minimal d’activité, dans un contexte sanitaire complexe, nécessite également des mesures relatives à nos agents :

  • un approvisionnement en gels, masques et gants, pour certaines entreprises de sécurité, tout en prenant en compte que les forces publiques et les équipes sanitaires doivent être prioritaires.
  • la possibilité pour certains agents de sécurité de bénéficier de la garde de leurs enfants dans les crèches et écoles, comme pour certaines autres professions indispensables.

Ces deux mesures sont à proportionner au niveau d’activité qui sera celui de la sécurité privée dans cette période de crise.

Par ailleurs, afin d’établir un partenariat optimal, nous estimons que la mise en place d’un lien permanent entre le GES et le ministère de l’Intérieur, par le biais de la Délégation aux coopérations de sécurité, ainsi que la mobilisation du réseau des référents départementaux « Sécurité privée » du GES, est indispensable : l’échange d’informations permanent, dans ce contexte, doit avoir lieu. La sécurité privée s’inscrira pleinement dans le nécessaire continuum de sécurité, qui doit, après avoir été appelé de ses voeux par plusieurs ministres de l’Intérieur, devenir concret, aujourd’hui plus que jamais.

Enfin, parce qu’il faut l’anticiper, le retour à la normale d’ici à plusieurs semaines, nécessite de prendre, dès maintenant plusieurs mesures : la prolongation de la durée de validité des cartes professionnelles des agents de sécurité ainsi que des qualifications des agents de sécurité incendie est nécessaire. Si, d’ores et déjà, des blocages apparaissent pour la réalisation des recyclages, ceux-ci risquent de paralyser le secteur de la sécurité privée lorsque la reprise de l’activité redeviendra possible.

Ces mesures, d’urgence, dérogatoires, doivent permettre de faire face au mieux qu’il est possible, chacun à sa place, à une situation jusqu’à maintenant inconnue.