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Bilan et perspectives pour le secteur de la sécurité privée

Interview de Luc Guilmin – Président du GES : Bilan et perspectives pour le secteur de la sécurité privée

Le GES fête ce mois-ci ses deux années de création. J’ai voulu, pour cet anniversaire, sortir du cadre. Je crois que nous en avons tous besoin… même si, dans les métiers de sécurité privée, nous n’avons jamais arrêté d’être sur le terrain, d’assurer la sécurité de nos clients, de nos concitoyens, de notre pays.

Ainsi, mes premiers mots vont à nos salariés. Je les remercie car ils ont été présents, parfois, souvent, trop, invisiblement. Ils ont tenu, tout en étant, comme d’autres, touchés par la maladie.

 

Nos entreprises également ont tenu, mais certaines, dans la sécurité événementielle, dans la sûreté aéroportuaire, dans le retail, connaissent et vont connaître une reprise extrêmement difficile. Nous les défendrons.

 

L’heure pourrait être au bilan, mais je préfère vous donner des perspectives. Je préfère imaginer ce que sera la sécurité privée dans 2, 3, 4, 5 ans. C’est ce qui vous sera communiqué de manière précise dans une prochaine publication, écrite, du GES.

 

Revalorisation de nos métiers et de nos compétences

C’est tout le travail, la négociation engagée avec nos partenaires sociaux. Nous devrons aboutir d’ici quelques mois. Mieux rémunérer, pour mieux attirer, puis mieux vendre, parce que les compétences seront identifiées, reconnues, acquises. C’est tout l’écosystème de la sécurité privée qui aura été changé pour 2023. Cela, c’est notre responsabilité, nous chefs d’entreprises, GES, et également partenaires sociaux. Allons-y ! Négocions, trouvons des compromis nécessaires lorsqu’il le faudra, mais avançons ! Huit accords ont déjà été signés depuis 2 ans : poursuivons !

 

Notre filière sera reconnue à sa juste valeur lorsque nous aurons construit des parcours de compétences, avec des voies d’accès variées et adaptées : formation en cours, VAE, alternance, distanciel parfois, répondant aux aspirations des salariés en poste, des futurs salariés, des jeunes, de nos entreprises.

 

Le continuum de sécurité

La loi « Sécurité globale » a été votée. Nous en avons dit ce que nous en pensions. Des travaux d’application sont désormais devant nous. Ils doivent être orientés par un triptyque : simplifier, accompagner, libérer. Le continuum n’existera qu’avec des entreprises rentables. La sécurité des Jeux de Paris 2024 sera assurée si nos entreprises sont libérées d’entraves réglementaires inutiles.

 

Révisons ainsi le fonctionnement du CNAPS et la formation en sécurité privée. Mais, ne remettons pas des barrières, des cloisonnements, là où il n’y en a pas besoin. Par exemple : qu’on arrête de multiplier les intitulés de cartes professionnelles, et n’en faisons qu’une seule, fondée sur la moralité. Et laissons aux entreprises, à la branche, la propriété des dénominations des métiers et des compétences, des formations et des certifications.

 

Autre exemple, pourquoi renforcer les critères d’accès aux métiers de sécurité privée alors que les agents de sécurité incendie ne font, eux, l’objet d’aucune vérification de leur moralité… ? Cela sera notre combat dans les mois à venir.

 

Négociations paritaires, dialogue avec l’Etat : tout cela n’a de sens qu’avec des entreprises rentables. Ici, des outils sont en cours de construction, au service de nos adhérents et plus largement de l’ensemble de notre profession : mise à jour des fiches de coût de revient, création d’un indice des coûts de la profession, mise en place d’une garantie économique et sociale.

 

Un cadre d’action, un chemin

Enfin, pour tout cela, un cadre d’action, un chemin : le GES est une organisation professionnelle ouverte, transparente et responsable. Nous allons le dire et le montrer durant les prochains mois, par le Tour des Régions : Rennes, Lille, Metz, Bordeaux, Lyon. Avec une étape-phare à Marseille, qui accueillera notre Congrès en septembre, et quelques surprises.

 

Ouverts, nous le sommes, car nous accueillons désormais notre confrère de la sûreté aéroportuaire, le SESA, dans notre Conseil d’administration. Nous avons également signé une convention de partenariat avec l’AN2V, sur l’avenir des technologies, sujet que nous travaillons également avec le GPMSE et l’ANITEC. D’autres organisations professionnelles échangent d’ores et déjà avec nous : la protection rapprochée, les détectives privés, les acteurs de la formation et des compétences en sécurité privée. Et enfin, avec les organisations de directeurs de la sécurité et de donneurs d’ordre : CDSE, sans doute PERIFEM, et cela sans exclusive, dans un dialogue libre, et évidemment parfois musclé.

 

Fédérer pour avancer et être plus fort : voilà le leitmotiv du GES pour les mois et années à venir !